L’automne au Canada rime avec admirer le coloris des feuilles, manger des pommes croquantes, et avouons-le, nous préparer pour l’hiver. Mais même si les températures plus fraîches sont à nos portes, notre talent canadien, lui, chauffe la saison des festivals de films internationaux!

Déjà, en octobre, le cinéma canadien a été particulièrement bien représenté à l’occasion du Festival international du film de Busan, dans le cadre duquel le Canada a présenté dix longs métrages, dont trois films de genre. Le Canada a également fait un tabac lors du Festival du film de Londres, où il a présenté sept longs métrages et trois coproductions. Le Canada a aussi marqué des points au Festival international du film de Tokyo (du 25 octobre au 3 novembre 2018), avec un film canadien faisant partie de la compétition principale du festival pour la toute première fois en dix ans, ainsi qu’une vaste sélection de projections canadiennes! En effet, La grande noirceur (The Great Darkened Days) de Maxime Giroux était au programme de la compétition principale. Carmine Street Guitars de Ron Mann, Charlotte a du fun (Slut in a Good Way) de Sophie Lorain et La Disparition des Lucioles (The Fireflies Are Gone) de Sébastien Pilote y ont également participé.

Et le mois prochain, du 15 au 25 novembre, nos cinéastes ne manqueront pas d’impressionner lors du 67e Festival international du film de Mannheim-Heidelberg, dans le cadre duquel cinq longs métrages canadiens seront en compétition, dont deux premières internationales très attendues. En compétition officielle, on retrouvera : Roads in February de Katherine Jerkovic (qui a reçu le prix du Meilleur premier long métrage canadien lors du Festival international du film de Toronto), À nous l’éternité (We Have Forever) de Paul Barbeau pour sa première internationale et La Disparition des Lucioles (The Fireflies Are Gone) de Sébastien Pilote, récemment nommé Meilleur film canadien au TIFF. Dans la section Découvertes internationales, April in Autumn de Warren Sulatycky (une autre première internationale) et Nous sommes les autres de Jean-François Asselin seront présentés en compétition pour le Prix du public.

Le cinéma canadien est en pleine progression et voyage de par le monde
Pour comprendre les effets positifs que génère la projection d’un film à un festival international, Randall King du Winnipeg Free Press a interviewé Tyler Levine, le réalisateur de Trench 11 :

« Comme il s’agit d’un film sur la Première Guerre mondiale, nous avons pensé que l’Europe serait le meilleur endroit pour susciter le plus grand engouement, a-t-il indiqué durant une entrevue téléphonique accordée depuis Toronto. Mais c’est ici chez nous et en Asie qu’il semble être le mieux reçu en ce moment, a-t-il mentionné, en attribuant à Téléfilm le mérite d’avoir élargi la portée du film. Téléfilm nous a beaucoup aidés pour amener le film à Busan, en Corée du Sud, et ce sont probablement ces efforts qui ont contribué à ce que les acheteurs asiatiques le voient sous son meilleur jour, a-t-il dit. Le film s’est vendu dans tous les pays d’Asie, à travers l’Europe, ainsi qu’au Canada et aux États-Unis. »

Trench 11 a été présenté dans le cadre des projections de Perspective Canada de Téléfilm à l’occasion du Festival international du film de Busan 2017.

Pour en savoir plus : https://www.winnipegfreepress.com/arts-and-life/entertainment/movies/horror-upon-horror-491984881.html